Et du pain de terre naît une sculpture… 

Modeler la terre de mes mains pour faire surgir une forme, un animal ou un visage, m’a toujours fascinée. 
À chaque nouvelle pièce, l’enthousiasme reste intact : partir de la matière brute, imaginer le chemin à parcourir pour atteindre la forme souhaitée, explorer ce dialogue entre la terre et l’idée. 

Dessin au crayon d'un ours assis vu de profil, avec sa tête levée.
Une sculpture en argile en cours de création, placée sur une planche en bois.
Sculpture en argile représentant un ours assis, en cours de fabrication

CROQUIS & ÉBAUCHES

Une sculpture en argile en cours de fabrication représentant un phoque.
Sculpture en argile d'un ours assis, avec des détails sculptés pour représenter les traits du visage et la posture.
Dessin au crayon d'hippocampes.

Mon travail commence par l’observation : je collecte des photographies, je dessine des croquis pour retrouver les postures, les attitudes, les équilibres. Les premiers volumes ne ressemblent à rien, puis, peu à peu, les formes se précisent, s’affinent, se mettent à respirer. 
Selon la complexité de la pièce, plusieurs jours sont nécessaires pour aboutir à un résultat, et la finition reste, à chaque fois, l’étape la plus longue… et la plus précieuse. 

Avec le temps, je prends un plaisir croissant à rechercher des lignes et des courbes harmonieuses, proches de celles que l’on trouve dans la nature. 

En modelant la terre, j’ai souvent l’impression de tisser un lien intime avec l’animal, comme si, au fil des gestes, il pouvait doucement prendre vie sous mes doigts…

Sculpture en argile d'un ours assis.
Sculpture en céramique d'une loutre qui court.

Une fois la pièce achevée, elle doit sécher lentement avant de passer au four.

Sculpture en argile d'un ours, en cours de fabrication, placé sur une table de travail avec divers outils et objets en arrière-plan.
Sculptures non peintes, placées dans un mur en briques.

Trois à quatre semaines de séchage sont indispensables pour s’assurer que la pièce sèche sans craquelure ou casse.

La pièce sera alors placée dans un four de cuisson spécifique électrique. La cuisson durera environ huit heures suivant une courbe de cuisson lente jusqu’à atteindre 1050°. Une fois le four complétement refroidit, plus d’une dizaine d’heures après, il sera possible d’ouvrir le four pour récupérer les pièces. Il est temps de procéder à la seconde étape : la finition par l’émaillage et la cuisson raku.

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